Par le corps de la terre


  • Jeter tout dans le feu
  • Le Fait, le feu, la lumière
  • Traverser sa mort
  • Franchir deux ou trois cercles à la fois
  • Les deux mondes
  • Une autre respiration
  • L'homme de vérité
  • Une musique divine
  • Une cataracte de Puissance chaude

    Ce n'est pas autre chose qu'il faut voir,
    c'est la même chose d'un autre oeil!


    Tant qu'on ne se sortira pas de la tête que la chose à trouver n'est pas ailleurs, mais ici, on finira peut être dans les gloires du ciel, mais dans la pourriture ici... Chacun a sa manière d'avoir de la difficulté, mais c'est toujours la même, à vrai dire c'est la difficulté.
    Il y en a qui s'accrochent aux dieux, d'autres à l'argent, d'autre à la morale ou à l'immoralité -c'est leur manière d'avoir de la difficulté, mais c'est toujours la même, c'est la difficulté: ...C'est je qui s'accroche et tout est gâté, Il n'y a pas un bien qui soit pourri par ce je-là - tu le lâches et tout est bon. Et quand on le lâche, alors les dieux ne sont pas l'envers des diables, ni les diables l'envers des dieux, on passe au-dessus, on est dans ça.


    Jeter tout dans le feu

    Alors j'ai tout jeté dans mon feu: tout ce qui questionne, tout ce qui demande, tout ce qui encombre, tout ce qui sait, ne sait pas, brille, ne brille pas, tout ce qui peut faire du feu, rien que du feu de vérité.

    O Feu, o grand Feu, je jette cette vie dans ta flamme, parce qu'elle n'est pas la vie, parce qu'elle est petite, limitée, parce qu'elle meurt, parce que la vérité ne peut pas mourir!

    O Feu, O grand Feu, je jette cette pensée dans ton feu, parce qu'elle ne sait rien, elle ne peut rien, parce qu'elle tourne en rond sans fin, sans guérison, sans solution, sans certitude jamais, parce que la vérité sait vraiment, parce que la vérité peut!

    O Feu, je jette ces émotions, ces sentiments, je jette cette confusion dans ton feu et ces erreurs, cette misère des sens et ce harnais sans trêve, cette soif, toujours cette soif, je jette mon humanité dans ton feu, Aum Svaha.
    Je suis le fils d'une autre race! Je suis le fils d'une autre naissance.
    O Feu, o grand Feu, je ne suis pas venu au monde pour répéter la routine des mourants!
    Je suis l'amant d'une autre vie, je suis le fils d'une autre Lumière. Où est la vie, dis-moi, à quoi renoncerais-je? La vie n'est pas encore!


    Le Fait, le feu, la lumière

    J'étais devant le Fait, il n'y avait plus rien à faire!... Alors simplement, il y a eu une seconde d'abandon.
    J'ai ouvert les mains, j'ai dit oui. Oui comme on se jette dans le feu. J'ai coulé là-dedans, disparu corps et bien et tout, sans une seconde de mémoire, il n'y a rien à retenir, rien à garder, pas une seule chose qui vaille! J'étais seulement ce feu. Un feu tout pur.

    Et voici que ce feu était comme un amour. Un amour pur, pour rien, pour tout, comme ça parce que ça brûle. Ça brûlait tout, dévorait tout: le passé, le présent, l'avenir, le mal, le bien, et les espoirs, les désespoirs - ça ne voulait rien, qu'à fondre là-dedans, à s'annuler là-dedans...Un abîme de douceur. Et ça montait, ça montait... Ça grandissait, m'emplissait d'or; une poussée ardente qui vibrait, vibrait, prenait tout, envahissait tout, sans que j'y puisse rien, sans que je veuille rien, oh! surtout je ne voulait rien, je ne voulais pas une seconde de quoi que ce soit... seulement brûler, brûler encore et que tout soit aboli. Alors j'ai compris la merveille...

    De la lumière, rien que de la lumière! L'espace, l'air libre, la grande bolée. Une immensité de lumière... Plus de moi, plus de je veux, plus de je tends, plus de je pense, je sens: c'était emporté, aspiré, fondu dans son propre vol...
    Ça montait, montait tout seul, comme vers sa source, sa densité semblable... ça allait comme dans une infinitude de délivrance...
    Une étendue bleutée qui avait un rythme.


    Traverser sa mort

    On ne peut pas, tu entends, on ne peut pas vivre vraiment tant qu'on n'a pas traversé sa mort.
    Dès qu'on met le pas sur le chemin de la vraie vie, on rencontre la mort.
    Et on ne la rencontre pas une fois, mais dix fois, à différents degrés - chaque fois qu'on ouvre une porte, on la rencontre, c'est la gardienne du seuil: si tu n'es pas pur, tu ne passes pas.
    La mort, c'est la défaite de l'impureté. Alors le mécanisme est comme ceci, écoute bien:
    on décrit un cercle, comme tu dis, on passe sa vie à décrire un cercle et on y met toutes ses forces, toutes ses idées, toutes ses aspirations, tous ses petits frères contradictoires - c'est notre réseau d'ondes, notre milieu vibratoire; c'est notre tonalité de lumière, notre teneur en puissance, notre bulle psychologique. On bâtit son cercle,on secrète sa bulle. Et tant qu'on n'a pas fait le plein du cercle, on ne peut pas en sortir; et quand on a fait le plein, toute sa force vous garde.
    C'est le noeud de l'histoire, c'est la clef du mystère. Comme si la puissance de gravitation du cercle était aussi la puissance nécessaire pour sortir.
    Mais on peut en sortir. Il y a un moment, un point où on peut en sortir. C'est la minute du choix, et c'est comme une mort.
    Et si on ne choisit pas, on meurt. On peut aller sur le bûcher, on peut aller sur la lune, ça n'a aucune importance, on est déjà mort, muré dans son cercle, solidifié dans la bulle.

    Mais ce n'est rien vraiment, c'est tout juste une bulle... Une bulle, une jolie bulle, plus ou moins claire, plus ou moins puissante - elle est rouge, elle est bleu saphir, grise, céruléenne, elle a toutes les couleurs suivant ce qu'on a mis dedans, mais c'est une bulle et elle vous tient.
    C'est votre propre force, et c'est votre propre destruction.
    C'est tout ce qu'on a bâti dans une vie et c'est tout ce qui empêche de passer dans une vie plus grande.

    Mais il y a un point de fuite. Il y a un passage. C'est le moment où tout va se refermer.
    Alors on peut passer dans un éclair avec toute la force accumulée dans la bulle.
    On passe de l'autre côté, ou on meurt. En fait, on meurt parce qu'on ne peut pas passer; si l'on pouvait passer sans fin d'un cercle à l'autre, on ne mourrait pas.
    Et peut-être y a-t-il un point où il n'y a plus de cercle du tout, plus de bulle: on ne meurt que si l'on veut.
    C'est cela, l'évolution accélérée.

    Au lieu de franchir un cercle dans une vie, on en franchit deux, trois ....

    les jolies bulles rouges ou bleues qui vous tiennent - et plus elles sont belles, plus elles vous mangent ....

    Et c'est pour cela qu'on meurt: on casse le vase jusqu'à ce qu'il puisse tout comprendre.
    Dans toutes les vies, il y a une trouée d'âme, une déchirure subite sur l'autre cercle.
    Et chaque fois, c'est comme une fièvre à mort, on se roule en boule sur le cadavre et on ne veut pas le lâcher.
    Et je ne connais qu'un moyen vraiment pour franchir le point; et ce n'est pas de se tendre ni de vouloir ni de lutter, parce que c'est encore utiliser la force de la bulle pour lutter contre la bulle: c'est d'ouvrir les mains et on se jette par-dessus bord - on lâche tout, on se rend: je ne sais plus, je ne vois plus, je ne veux plus; j'ouvre les mains et j'appelle l'archange de l'autre cercle.
    Alors, dans un éclair, on passe.
    C'est fait, c'est fini. On rit. Voilà, c'est tout ce que je sais.


    Les deux mondes

    Il y a un monde de vérité éternelle où tout est déjà, lumineux, paisible;
    et il y a le monde des forces, apparemment contraires, le nôtre, où tout devient ce qu'il est.
    Deux côtés: de lumière qui voit, et de force qui agit.
    Et il faut les tenir tous les deux dans une même poigne comme les deux chevaux d'un même char.
    Si tu maîtrise l'un sans l'autre, tu culbutes dans la lumière qui voit mais qui ne peut rien, ou dans la force qui agit, mais qui ne sait rien. Et il n'y a pas à choisir: il faut être les deux. Alors on est dans la lumière puissante.


    Une autre respiration

    Il n'y avait plus de prière, plus de mots, plus de sentiments.
    Un silence que je ne connassais pas.
    Et ce n'était pas une absence de bruit, ni même le retombement d'une prière épuisée, ni l'apaisement du coeur, c'était, étrangement, une substance faite de silence, comme une coulée de silence solide - un gel di silence qui tombait sur moi.

    Quelque chose qui saisissait tout: les pensées, le coeur, les bruissements du corps et les enveloppait ou les feutrait d'une invisible neige, très douce. C'etait dense et c'était clair en même temps, cristallin, comme l'aube givrée où monte le chant d'un coq
    J'étais pris, là, figé dans cette densité fraîche, et je ne savais plus qui était pris: c'était pris.
    On aurait dit une irruption neigeuse qui entrait par tous les pores de la peau, s'infusait lentement, doucement, comme si elle mettait des millions de petites bulles d'air dans toutes les cellules du corps: ça s'aérait subtilement, se dilatait, se gonflait presque; le corps devenait poreux et toute cette compacité retenue commençait à s'échapper par mille petits trous infimes dans une sorte de gonflement d'aise.
    C'était comme d'innombrables petites respirations qui fusaient dans tous les sens en faisant une fraîcheur de mousse.

    Et en même temps, moi, ou ce qui était moi, s'épanchait horizontalement. Ça se déplissait se répandait, s'allongeait indéfiniment dans toutes les directions, et moi... je ne sais pas, c'etait fondu, parti.
    C'était l'écran qui avait bouché l'espace.
    C'était parti et tout rentrait; une subite respiration qui ne finissait pas de s'emplir; qui coulait, coulait partout comme la fraîcheur limpide des grandes plaines bleutées de la nuit.
    Il n'y avait plus de parois, plus rien qui arrête: j'avais passé par tous les pores de la peau, je m'étais perdu dans les eaux douces de la nuit.
    Il y roulait un train, il y passait des villes, des villages, des gares, des voix qui hèlent à travers les champs immobiles; et les bruits ne venaient plus cogner contre moi- ils montaient d'une grande nuit claire, ils allaient se perdre au loin dans les hautes herbes de mon silence.

    Et tout était parfaitement immobile. Si immobile qu'il n'y avait plus un souffle de moi ni de poids, il n'y avait plus le moindre caillou de je nulle part: ça passait au travers.
    J'étais loin et j'étais là, et j'étais à des milliers de points, et je ne savais plus où je commençait ni où ça finissait - des grillons sifflaient en moi comme dans une grande rizière d'Asie, le train roulait au-dedans sans le moindre déplacement.
    Tout était tranquille comme pour des millénaires.

    Le monde se meut dans une parfaite immobilité.

    Mais ce n'était pas une dissolution ni un anéantissement ni un sommeil: c'était une immobilité vivante, éveilleée, fourmillante, comme si d'innombrables yeux s'étaient ouverts au bout d'un million d'antennes - ouverts et immobiles.
    Un immobile regard innombrable, sans commentaires, sans sentiments, sans interpretation: simplement ça regardait- quoi? Je ne sais pas. C'était la nuit immense.
    Un regard qui contenait tout, portait tout, suffisant à soi-même; une béatitude sans objet, contente d'être soi pour toujours.

    Et parfois, cet oeil parfait semblait revenir à moi; alors, il y avait une toute petite contraction sur un point, un minuscule malaise, mais c'était si tranquille vraiment que c'était comme une inexistance, ou peut être comme une existance sans borne; comme un plissement d' être imperceptible, une image mince, qui s'enfonçait peut-être à des milliers de pieds, ou comme une profondeur bleutée qui portait ce reflet de moi.
    ...quelque chose a touché une invisible frontière d'insatisfaction - simplement une limite... j'ai été reprécipité dans moi: le feu, l'étouffement, la douleur, le cri de nouveau...cette seule douleur d'êtrès petit, tout petit dans un corps. Dans le vaste, il n'y a plus une ride de souffrance.

    ...Alors il y a eu comme un cri dans mon être, quelque chose de si profond, si intense; tout d'un coup j'étais devant le mur des douleurs- la vieille grande douleur d'être là sans pouvoir en sortir...
    J'étais devant le Fait, il n'y avait plus rien à faire!... Alors simplement, il y a eu une seconde d'abandon. J'ai ouvert les mains, j'ai dit oui. Oui, comme on se jette dans le feu. J'ai coulé là-dedans, disparu corps et biens et tout, sans une seconde de mémoire, il n'y avait rien à retenir, rien à garder, pas une seule chose qui vaille! J'étais seulement ce feu. Un feu tout pur.


    L'homme de vérité

    J'attends oh! J'attends l'heure de la vraie vie, la vie vivante, le monde de vérité - pas cette caricature de vie, murée, plombée, mourante, qui ne sait rien, qui ne peut rien, qui ne se souvient même pas d'où elle vient ni pourquoi elle va, cet aveuglement dans un corps, sans une trace, sans une clef, suuf des songes et des fables, oh! j'attends, oh! savoir, être infiniment, vivre infiniment, avoir des sens directs, retrouver le fil! Vivre, aimer, s'étendre partout, sentir partout, voir partout, autant qu'on veut, autant qu'on aime, sans séparation, sans distance; chanter, sourire partout, dans tout ce qui est, dans tout ce qui vit, tout ce qui bat; mourir, renaître quand on veut, garder le fil indistructiblement, et remplir chaque instant d'une totalité d'existance aussi pleine que les millénaires réunis.

    J'attends, oh j'attends l'heure de vérité où nos millions d'amours dissous, brûlés,roulés dans le fleuve, pourront aimer encore, toujours, nos millions de gestes toucher la gloire vivante qu'ils modelaient dans la nuit, nos vies bafouées, connaiître la gloire qu'elles forgeaient sans savoir... nou bâtirons la terre à l'image de notre âme et nous incarnerons la lumière dans un corps.
    Oh! j'attends, j'attends l'heure de l'Atre Chose, j'attends l'homme de vérité sur la terre.


    Une musique divine

    Et cette nuit là, dans un coin d'entrepôt qui sentait la colle de poisson, j'ai entendu une musique divine.
    On dira que je suis fou, peut-être, halluciné, mais je sais maintenant que le monde est profond et plein de merveille, et que derrière nos vains bruits, il est un grand royaume de la lumière qui chante-et nous sommes aujourd'hui, peut-être, comme d'anciens barbares devant des mers inimaginablement peuplés.

    Oh! J'ai entendu des musiques sublimes, et certaines notes de Beethoven m'avaient sembl plus hautes que bien de cathédrales, mais cette nuit-là, j'ai entendu comme pUor la première fois de ma vie.
    En vérité, jusqu'à ce jour j'avais entendu seulement des petits sons maigres, une traduction de la musique, et puis ce n'était plus une traduction; ce n'était plusl'expression de quelque chose d'autre par derrière, que l'on sentait divin, ce n'était même plus entendre de la musique- je n'écoutais pas de la musique, je n'étais pas à l'extérieur de la musique: J'étais dans la musique, comme on est dans un océan ou dans une cataracte; elle jaillissait de partout, c'était une immensité de musique. Et bleue, tout était bleu, bleu pur, céruleen; chaque goutte d'espace, chaque particule de bleu rayonnait sa propre musique, c'était du bleu qui chante partout, une immensité de lumière chantante. Et ce n'était pas fractionné, débité en petits bouts de notes qui faisaient une mélodie: C'était une totalité de musique, un unique Son plein qui contenait tous les sons et tous les accords possibles, et juste! si juste qu'on était saisi d'absolu - une goutte de sa et tout devenait vrai, beau, pur, plein, ça, absolument ça, la divinité concrète.

    Une unique vibration d'or dans les espaces, un jaillessement immense, une plénitude de chant pur qui gonflait les poumons comme si l'on avalait tout l'infini du ciel, comme si la musique était seulement de l'espace, seulement le son de l'infini, et on se répandait, se répandait partout dans ce bleu qui chante.
    Et la joie. Ou peut- peut-être d'abord la joie. Une abondance d'être, une effusion d' être qui faisait la musique - qui faisait toute cette lumière et cet espace, et le monde entier des choses - une unique substance de joie qui se chantait elle même, une grandiose coulée d'une seule note comme mille et mille violons qui montaient dans une apothéose, comme mille et mille voix qui s'infléchissaient sans fin sur des grandes ailes d'azur - ou peut-être une seule flûte, très pure, jaillie de l'éternel, perdue dans l'éternel, qui laisserait cette seule trace frémissante sur les eaux bleues du monde...
    Je ne sais pas, mais c'était ça.


    Une cataracte de Puissance chaude

    Ça prenait tout, emplissait tout, immobilisait tout. J'étais-là dedans,comme le feu dans le feu, comme le torrent dans le torrent, la joie dans la joie, sans moi sans toi, sans différence, sans ailleurs, sans ici, sans là, sans loin ni proche, ni dedans ni déhors. Il n'y avait que ça. Une immobile cataracte de Puissance chaude-dorée. Et au-dessus de cette cataracte, ou derrière, quelque chose, comme une lumière blanche, blanche éblouissante, scintillante, pleine d'une joie absolue, trionphante, oh! qui regardait tout cela avec un amour si joyeux, si translucide, si pétillant, une immensitè d'allegresse lumineuse, un étincellement d'allégresse, et tranquille, tranquille, inébranlable: un roc d'éternité.
    Et il n'y avait jamais eu de mort là-dedans, ça regardait et il n'y avait pas un atome de mort: il y avait une Joie indicible, une joie qui aime, un amour-joie radieux qui transpersait tout, qui changeait tout, changeait le regard-oh! c'est pour ça, c'est pour ça qu'on vit! Un plein total. Une fleur de feu vermillon qui s'enfonçait dans son propre feu comme dans une délice de rencontre absolue, comme si le corps touchait enfin la vérité vivante: ça! ça! J'y suis, je baigne dedans, c'est , là, le ciel vivant! Une immobile cataracte de joie vivante, qui balayait les ombres, irradiait le corps, embrasait les choses, comme si la mort était seulement une invention de nos sens, la souffrance une invention de nos sens, la dureté fixe du monde, une invention de nos sens et hier et avant- hier et tous les passés du monde, les séparations du monde: il n'y avait que ça.


    Satprem



    O enfant
    Tu connais seulement
    Mon visage de pierre
    Ma loi inflexible
    Parce que tu connais de moi
    Seulement ce que tu es
    Tu es la pierre qui ne cède pas
    La loi de fer
    Et la nuit et le destin sont tes enfants
    Mais moi, j'attends toujours
    Depuis que la pierre est pierre
    Depuis que la belle sourit
    J'attends derrière tes masques de dieu
    Tes masques de diable
    En chaque seconde
    Chaque défaite
    Dans la nuit et dans le soleil
    Partout
    Pareil
    Sans haut, ni bas

    Homepage

     

  •